Dans le paysage en constante évolution du commerce international, le Canada est aujourd’hui un acteur clé sur le marché mondial. Grâce à sa gamme diversifiée de produits d’exportation et à ses relations commerciales solides avec les pays du monde entier, les exportations du Canada ont de bonnes perspectives de croissance continue dans les années à venir.
Selon les données sur les exportations canadiennes, en 2024, le pays a exporté des marchandises d’une valeur de plus de 569,24 milliards de dollars, soit 1 % de plus que l’année précédente, en 2023. Selon les statistiques, la valeur totale des exportations du Canada a presque atteint 150 milliards de dollars au premier trimestre 2025. Cela a permis au pays de devenir le 12e exportateur mondial. Pour en savoir plus sur le volet exportation et le rôle de Montréal et du Québec dans ce domaine, consultez le site montreal1.one.
Leader à l’exportation

Dans ce contexte de réussite des exportations nationales, la dynamique de croissance des exportations du Québec, et donc de la Zone de développement économique de Montréal, dans les exportations de marchandises de la province est en croissance dans certains secteurs depuis plusieurs années. Entre 2013 et 2023, il y a eu une augmentation de 40,2 % à 68,8 %. Cela inclut les services professionnels, scientifiques et techniques, de 47,2 % à 71,3 % pour l’hébergement et la restauration, et de 52,1 % à 81,4 % pour le transport et l’entreposage.
Et en 2023, la valeur des exportations de marchandises de l’agglomération de Montréal a augmenté de 16,3 % par rapport à 2022, atteignant près de 57,9 milliards de dollars. De plus, les exportations de marchandises ont progressé en moyenne de 6,0 % par année au cours de cette période. À titre de comparaison, la valeur des exportations de marchandises du Québec en 2023 a atteint plus de 111,9 milliards de dollars, en hausse de 4,2 % par rapport à 2022. Il n’est donc pas surprenant que la tendance à la croissance des exportations se poursuive en 2024 et 2025.
Par exemple, en 2024, la valeur des exportations de marchandises de la région métropolitaine de Montréal a encore augmenté de 14,4 % par rapport à 2023, pour atteindre plus de 66,2 milliards de dollars. En comparaison, le Québec a vu ses exportations de marchandises augmenter de 7,3 % entre 2023 et 2024, pour atteindre près de 122,5 milliards de dollars. Cela signifie que la région métropolitaine de Montréal représentait 54,1 % des exportations du Québec, le chiffre le plus élevé depuis 2016.
Le rôle du port de Montréal

L’une des raisons de ce succès est le travail du Port de Montréal. Nous pouvons l’affirmer avec confiance, car l’entreprise a depuis longtemps pris le vent du succès dans ses voiles. Mais elle est loin d’avoir atteint la limite de ses capacités. Si l’on parle des facteurs qui stimulent son bon fonctionnement et, par conséquent, sa croissance, les experts estiment que la signature de l’accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne a été l’un d’entre eux.
Selon les analystes, ce document a considérablement augmenté les échanges avec le Vieux Continent. La stratégie maritime du gouvernement du Québec est un autre facteur qui a permis à Montréal d’exporter avec succès. Elle comprend des investissements dans des hubs portuaires industriels et le développement d’un centre logistique sur la rive sud de la métropole. Il est clair que le port de Montréal a joué un rôle central dans ces projets, grâce à ses futures installations qui ont été construites dans la ville de Contrequier.
Pour être prêt à faire face à cette croissance rapide, le port a commencé à investir dans ses infrastructures bien à l’avance. Il s’agit notamment d’augmenter la capacité d’un secteur aussi important que la manutention des conteneurs dans ses installations de l’île de Montréal. Le port prévoit également d’agrandir son propre terminal sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, ce qui lui permettra à terme de traiter jusqu’à 1,15 million de conteneurs EVP supplémentaires.
Poursuivre les nouvelles tendances

Pour parvenir à un succès global, il est important de prendre en compte deux changements qui se sont produits relativement récemment dans le transport maritime. Le premier est l’émergence de méga-navires capables de transporter plus de 10 000 conteneurs par mer. Il est clair que pour adapter l’infrastructure de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement à ces nouvelles capacités de chargement, des investissements sont nécessaires, et pas des moindres.
Cependant, le port de Montréal est dans une position privilégiée car il est un port de destination. En d’autres termes, il se situe en dehors du cercle de ces méga-navires. Tous les navires qui accostent dans le port de Montréal sont entièrement déchargés, puis entièrement rechargés avec des produits d’exportation. En d’autres termes, le fait de bénéficier d’un tel privilège en tant que port de destination en fait un port équilibré pour les importations et les exportations. Il s’agit là d’un avantage considérable. Il convient également de noter qu’il s’agit d’un modèle commercial particulier, propre au port de Montréal, qui n’existe pas dans les autres ports de la côte est de l’Amérique du Nord.
Bien que Montréal dispose de l’infrastructure nécessaire pour accueillir des navires de taille Panamax, elle ne doit pas nécessairement les accueillir. Le fait est que les volumes totaux des navires déchargés, même s’ils sont plus petits, même s’il s’agit de 3 000 à 4 000 conteneurs, restent supérieurs aux volumes que les méga-navires déchargent dans d’autres ports.
Un autre point important est la consolidation des compagnies maritimes. En termes d’importance, il s’agit de l’un des facteurs de changement les plus nécessaires. Plusieurs acquisitions ont été faites dans ce domaine, ce qui a conduit à l’émergence d’acteurs majeurs dans l’industrie du transport maritime, ce qui a entraîné une soi-disant guerre des prix et une diminution de l’offre.47 D’ailleurs, après les récentes acquisitions et fusions, cinq des plus grandes compagnies de transport maritime du monde font maintenant escale au port de Montréal.
Le fait que ces biens, assemblages ou produits industriels soient exportés dans différents pays du monde où ils trouvent des débouchés témoigne d’une parfaite utilisation de leurs capacités ou d’une certaine ingéniosité.
Des exportations inattendues

On sait que le Québec exporte du bois, de l’électricité et du sirop d’érable. On parle beaucoup moins des exportations de chocolat. En effet, la province de Québec exporte du chocolat. Le chocolat est d’ailleurs le deuxième produit agricole exporté par la province, après le porc. En 2022, les entreprises québécoises ont exporté pour 638 millions de dollars de chocolat.
Si vous vous demandez où va ce chocolat, la réponse est très simple : aux États-Unis d’Amérique. Nos voisins du sud achètent 98 % des exportations de chocolat de la province. Il est vrai que les experts attribuent ce succès du chocolat canadien au prix artificiellement élevé du sucre aux États-Unis. Et comme les produits chocolatés contiennent une part importante de sucre, la production de chocolat au Québec est moins chère qu’aux États-Unis.
Un autre produit d’exportation qui ne manquera pas de vous surprendre est celui des cercueils. Il s’avère que le fabricant de cercueils, qui est l’un des trois plus importants d’Amérique du Nord, est enregistré au Québec. L’exportateur investit tous ses fonds dans le développement, puis propose une gamme de cercueils certifiés et respectueux de l’environnement.
La province de Québec exporte également des unités complètes. Il s’agit d’usines de dessalement de l’eau de mer. Oneka Technologies en a créé une qui flotte et utilise l’énergie des vagues pour pomper l’eau et la transformer en eau potable. Une unité de ce type peut produire suffisamment d’eau pour 200 à 300 personnes. L’entreprise développe actuellement un système qui produira jusqu’à un demi-million de litres par jour. C’est assez pour approvisionner une ville entière en eau douce.
Sources :
