Yamina Lahyanssa a commencé le karaté à l’âge de sept ans et a participé à sa première compétition à neuf ans. La jeune fille a suivi les traces de sa mère, de ses frères et de ses sœurs, qui pratiquaient également ce sport. Elle a remporté son premier championnat national à 13 ans, ce qui l’a incitée à se spécialiser en kumite. Mais le karaté n’est pas l’unique passion de Yamina. Elle étudie le commerce au Cégep John Abbott et aimerait faire carrière dans la finance. Yamina Lahyanssa emporte toujours son ours en peluche fétiche à ses compétitions. Sa devise : « Entraînement difficile, combat facile ». La jeune fille a aussi ses idoles ; l’athlète qui l’inspire le plus est la Française Alexandra Recchia, quintuple championne du monde. Pour en savoir plus sur la jeune karatéka canadienne qui considère Montréal comme sa ville d’attache, consultez le site montreal1.one.
Le karaté, en bref

Karaté Canada et le Comité olympique canadien ont dévoilé le groupe d’athlètes qui représenteront le pays aux Jeux panaméricains de Santiago 2023, nommant six candidats pour l’équipe nationale. Quatre Canadiennes et un Canadien devaient concourir dans différentes catégories de poids en kumite, et une femme dans la discipline du kata. Parmi les quatre karatékas se trouvait Yamina Lahyanssa, alors âgée de 21 ans.
- Le kumite est une discipline du karaté où deux athlètes s’affrontent en utilisant des coups de poing et de pied sur les parties autorisées du corps de l’adversaire pour marquer des points. Les points sont attribués pour des techniques correctement exécutées, et le vainqueur est celui qui a le plus de points ;
- Le kata est une discipline individuelle où les athlètes exécutent une séquence chorégraphiée de mouvements. Les points sont attribués en fonction, entre autres, de leur vitesse, de leur puissance et de leur rythme.
Les Jeux Olympiques et les tournois panaméricains utilisent le système de règles de la Fédération mondiale de karaté. Une karatéka l’emporte si elle marque plus de points que son adversaire. Un coup de poing au visage ou au corps vaut un point, un coup de pied au corps en vaut deux, et un coup de pied au visage en vaut trois. Si une athlète porte une attaque après avoir mis son adversaire au sol, elle obtient également trois points. Un arbitre veille au bon déroulement du combat, tandis que quatre juges évaluent la qualité des techniques.
Les premiers succès en karaté

Découvrez l’étoile montante de l’ESIM en karaté, Yamina Lahyanssa. La jeune fille est née en 2002 à Pointe-Claire, au Québec. Cependant, l’athlète considère Montréal comme son foyer, là où elle a fait ses premiers pas en karaté. Elle a été formée à l’Académie des sports de Montréal. À 17 ans, Yamina Lahyanssa a connu une excellente saison sportive en 2019, participant aux Championnats du monde au Chili en octobre et remportant le bronze aux Championnats panaméricains en août de la même année. En compétition, la jeune fille dit avoir un état d’esprit simple : elle se considère comme une guerrière et se donne à fond, comme tout bon combattant.
Pour son attitude et ses succès sportifs, la karatéka Yamina Lahyanssa a reçu la « Ma première bourse » lors de l’événement annuel de la Fondation de l’athlète d’excellence, qui, en raison de la pandémie de COVID-19, s’est tenu virtuellement pendant plusieurs années consécutives.
Depuis 2001, Égale Action joue un rôle de premier plan dans la création d’un système sportif juste et égalitaire pour les filles et les femmes au Québec. Suivant l’exemple de cette organisation importante dans le monde du sport provincial, le Club de la médaille d’or s’engage à soutenir les femmes dans leur développement, à les aider à s’épanouir et à atteindre leurs objectifs. C’est donc avec grand plaisir qu’ils unissent leurs forces à celles d’Égale Action et du Gala Femme d’influence en sport au Québec pour souligner la réussite d’une athlète exceptionnelle comme Yamina Lahyanssa.
En quelques années, Yamina a prouvé qu’elle faisait partie de l’élite mondiale du karaté. Elle a remporté des médailles lors de ses trois derniers Championnats panaméricains, une fois dans la catégorie cadette et deux fois chez les juniors. L’étudiante du Cégep John Abbott était impatiente d’ajouter un quatrième podium panaméricain à son palmarès cette année-là.
Il faut noter que recevoir une telle bourse du Club de la médaille d’or est un privilège, car elle aide considérablement à financer les déplacements pour les compétitions. En recevant sa récompense, Yamina Lahyanssa a tenu à remercier ses parents et son entraîneur. Comme on le sait, pour progresser dans les classements internationaux et espérer se qualifier pour les sélections nationales, il est essentiel de participer à des compétitions à l’étranger.
Les succès internationaux de Yamina Lahyanssa

Pour cela, les athlètes doivent beaucoup voyager, ce qui implique des frais importants. En moyenne, une compétition peut coûter entre 1 000 et 2 000 dollars. Dans ses déplacements, la jeune fille a toujours pu compter sur le soutien de son père, Mohammed Lahyanssa, qui l’a aidée et supervisée depuis ses débuts, une tâche loin d’être facile. Et il ne s’agit pas seulement d’argent : Mohammed a raconté qu’il passait d’innombrables heures au volant, tout en restant un excellent conducteur.
Quant aux succès sportifs de la jeune karatéka, ils ont été nombreux cette année-là. Au niveau national, l’athlète de 19 ans a remporté la médaille d’or dans la catégorie des moins de 48 kg aux Championnats nationaux juniors de 2019. Fait intéressant, la championne a commencé le karaté aux côtés de sa mère, Gouriya Houat. Ses parents ont été stupéfaits par sa performance aux Jeux de Montréal, alors qu’elle n’avait que 9 ans.
Aujourd’hui, Yamina figure parmi les 60 meilleures athlètes du monde dans la catégorie des moins de 50 kg. Deux ans auparavant, à 17 ans, elle avait participé à ses premiers championnats du monde seniors. La jeune fille a expliqué qu’elle consacre 70 % de son temps d’entraînement à la préparation physique, le reste étant dédié à la pratique du karaté proprement dite. Son idole et modèle est la quintuple championne du monde française Alexandra Recchia, qu’elle a eu l’occasion de rencontrer et même de s’entraîner avec elle. Les deux athlètes combattaient dans la même catégorie de poids.
Actuellement, Yamina Lahyanssa privilégie sa progression dans le classement mondial plutôt que l’obtention de nouvelles ceintures. La pratique de cet art martial japonais montre que ce classement est le plus difficile à gravir. Mais ses coups de poing sont puissants, et elle anticipe et analyse bien les attaques de ses adversaires. Elle a cependant une faiblesse : les 15 dernières secondes du combat, durant lesquelles elle peut perdre sa concentration et sa rapidité de décision. Elle perd son calme, ce qui nuit à sa défense.
Un grand rêve

En ce qui concerne ses participations et ses récompenses sur la scène internationale, la jeune karatéka montréalaise a de quoi être fière. Elle a remporté l’or en kumite (-50 kg) aux Championnats panaméricains de 2023. C’était la première fois qu’elle montait sur le podium lors d’une compétition internationale senior. De plus, Yamina a fait ses débuts dans la série Karate1 Series A en juin 2022.
L’athlète a ensuite atteint pour la première fois les quarts de finale lors de l’étape du circuit à Richmond, en Colombie-Britannique, en avril 2023. Yamina Lahyanssa a gagné l’or dans la catégorie des moins de 50 kg aux tout premiers Jeux panaméricains juniors, qui se sont tenus à Cali-Valle en 2021, se qualifiant ainsi pour les Jeux de Santiago en 2023. Yamina a représenté le Canada aux Championnats du monde juniors de la WKF en 2017, 2019 et 2022.
Yamina a aussi un rêve : elle espère participer aux Jeux Olympiques sous les couleurs du Canada. Elle n’a toutefois pas réussi à se qualifier pour les Jeux de Paris en 2024.
