Au XIXᵉ siècle, Montréal est passée d’un centre de commerce de fourrures à une mégapole industrielle et commerciale du Canada. Ce développement a été stimulé par plusieurs innovations dans la ville. La première d’entre elles est l’agrandissement et l’approfondissement du port, après quoi les navires océaniques en provenance d’Europe ont commencé à transporter en toute confiance des marchandises européennes vers la ville en quantités beaucoup plus importantes, et vice versa. Une autre innovation apparue dans la ville a été l’arrivée du chemin de fer. Il s’agit du Canadien Pacifique, qui a ouvert son siège social dans la métropole.
A En même temps, il y avait découvert un autre moyen de livrer ses produits aux acheteurs potentiels. En plus, à Montréal, et pas seulement là, il y a eu une industrialisation. Il s’agit de la création d’usines de cuir, de chaussures et de confection, principalement à l’est de la ville, à Sainte-Marie. Ajoutez à cela la création de la Bourse de Montréal, fondée en 1874, qui fut la première du genre au Canada, et la création d’établissements bancaires. Et bien sûr, la principale raison du développement de la ville est l’émergence d’une puissante bourgeoisie anglophone. Pour en savoir plus sur les facteurs qui ont contribué au développement des affaires à Montréal au XIXᵉ siècle, consultez montreal1.one.
La révolution industrielle

Au XIXᵉ siècle, Montréal était à l’aube de changements majeurs. La ville, qui au début du siècle n’était encore qu’un centre commercial relativement modeste, se transformait progressivement en une métropole commerciale dynamique, capable de rivaliser avec les autres centres nord-américains. Plusieurs facteurs ont contribué à cette évolution, de la révolution industrielle à la forte vague d’immigration, en passant par le développement des infrastructures portuaires et la formation d’institutions financières et de communautés entrepreneuriales.
La première vague d’industrialisation au Canada, qui a touché Montréal au milieu du XIXᵉ siècle, a été un véritable catalyseur pour les entreprises locales. Les technologies industrielles ont permis de produire davantage de marchandises à moindre coût, tandis que l’accès à de nouvelles machines et à des moteurs à vapeur a stimulé l’ouverture d’usines textiles, de moulins, de brasseries et de sucreries.
Les entrepreneurs, voyant de nouvelles opportunités, ont commencé à investir activement dans leurs propres entreprises, formant ainsi les fondements économiques de la ville. Cette vague industrielle a donné une chance non seulement aux riches entrepreneurs, mais aussi aux petits ateliers et magasins qui cherchaient à augmenter leurs profits et à occuper une niche sur le marché.
La présence du port a joué un rôle important dans la croissance économique de Montréal. De plus, il était stratégiquement situé sur le fleuve Saint-Laurent, devenant ainsi un centre d’importation et d’exportation et permettant aux hommes d’affaires d’importer des marchandises d’Europe et des États-Unis et d’exporter des produits canadiens tels que le grain, le bois, la fourrure et le poisson.
Le port non seulement facilitaient la logistique, mais formaient également une sorte de « microclimat commercial » dans lequel la concurrence et le partenariat coexistaient . C’est grâce au port que Montréal est devenue attractive pour les investisseurs et les industriels, et le développement du commerce a stimulé l’ouverture de nouvelles entreprises et la croissance des petits commerces.
Pour continuer sur le thème de la logistique, il faut mentionner la construction du chemin de fer à Montréal. En effet, les lignes ferroviaires qui ont été construites dans la ville et à l’extérieur de celle-ci ont stimulé le développement des affaires. Elles ont réduit les délais de livraison des marchandises, ont permis aux entreprises d’acheminer leurs produits sur des centaines de kilomètres, et ainsi, grâce au temps, d’abord en ouvrant, puis en conquérant de nouveaux marchés.
Pour la ville, cela signifiait non seulement une croissance économique, mais aussi une intégration dans le réseau commercial national. Les hommes d’affaires ont activement investi dans des entrepôts, des centres logistiques et des entreprises de transport, tirant parti des avantages du chemin de fer.
Les fondements financiers de la ville

La croissance des affaires exigeait des instruments financiers. L’ouverture de la Banque de Montréal en 1817 a marqué la création de la première institution financière importante qui permettait d’accorder des crédits aux entrepreneurs et d’assurer la stabilité des transactions importantes. Au cours de la seconde moitié du siècle, d’autres banques ont vu le jour, telles que La Banque du Peuple, la Merchants Bank of Canada, etc.
Tout cela a permis d’étendre le réseau financier et a stimulé le développement tant de l’industrie que du commerce. Les banques ont non seulement accordé des crédits aux entreprises, mais elles ont également façonné la culture d’entreprise et fourni un cadre pour le développement des communautés entrepreneuriales.
L’ouverture de la Bourse de Montréal dans la première moitié du XIXᵉ siècle a été un événement tout aussi important dans le développement de la ville. Elle a constitué une étape importante dans la formation de l’infrastructure financière de la métropole. La bourse a permis aux entrepreneurs de lever des capitaux grâce au commerce d’actions et d’obligations, et aux investisseurs d’investir dans des projets industriels, commerciaux et de transport.
L’établissement a favorisé la transparence des opérations financières, renforcé la confiance entre les entreprises et les banques et fait de Montréal l’un des principaux centres financiers du Canada.
Immigrants et diversité des entreprises

Montréal a toujours été une ville multiculturelle, et le XIXᵉ siècle n’a pas démenti cette simple thèse et n’a pas fait exception. Les immigrants anglais, français, allemands et écossais ont apporté leurs traditions commerciales et artisanales.
Au cours du XIXᵉ siècle, Montréal est devenue l’un des principaux points d’arrivée des immigrants au Canada. La vague des années 1830-1840 a été particulièrement forte, avec l’arrivée massive dans la ville de personnes originaires d’Irlande, d’Angleterre et d’Écosse, notamment pendant la Grande Famine irlandaise.
Selon certaines estimations, rien que dans les années 1830, des dizaines de milliers de migrants ont traversé Montréal. Les émigrants n’ont pas seulement modifié de manière significative la structure démographique de la ville, ils sont également devenus un moteur important du développement de l’artisanat, du commerce et de l’industrie.
Par exemple, les Allemands ont activement développé la brasserie, ont fondé leurs propres brasseries, qui sont devenues des marques célèbres, et les familles francophones ont ouvert des magasins de tissus, des boutiques et de petites usines. Cette diversité a stimulé la concurrence, amélioré la qualité des produits et favorisé le développement des marchés locaux.
De même, avec la croissance des affaires, des communautés organisées d’entrepreneurs apparaissent : chambres de commerce et associations. Elles ont établi des règles d’éthique, fourni des conseils et un soutien aux jeunes entrepreneurs, et influencé la politique de la ville en matière d’économie et d’infrastructure.
Capitale commerciale ?

La ville a-t-elle réussi à devenir la véritable capitale commerciale du Canada ? À bien des égards, oui. Grâce à l’industrialisation, au développement du port, des banques, des chemins de fer et des communautés entrepreneuriales, Montréal est devenue le centre économique du pays. Son environnement commercial est resté compétitif et dynamique. Mais tout ne s’est pas passé sans heurts : il y a eu des crises financières saisonnières, la concurrence d’autres villes, notamment Toronto, ainsi que des restrictions réglementaires et des barrières technologiques.
Cependant, au XIXᵉ siècle, c’est Montréal qui est devenue le principal moteur économique du Canada grâce à son emplacement stratégique et à la mise en place rapide d’infrastructures modernes de transport et de production.
Aujourd’hui, Montréal conserve l’esprit de cette époque : la ville compte des communautés entrepreneuriales dynamiques, son secteur financier est stable et ses anciens quartiers industriels ont été adaptés pour accueillir des start-ups et des entreprises technologiques modernes. Le microclimat commercial de la ville allie stabilité historique et dynamisme innovant contemporain, rappelant que le développement commercial du XIXᵉ siècle a jeté les bases de la vie économique moderne de la métropole.
Sources :
