{"id":7957,"date":"2025-11-26T08:16:14","date_gmt":"2025-11-26T13:16:14","guid":{"rendered":"https:\/\/montreal1.one\/?p=7957"},"modified":"2025-12-27T14:12:59","modified_gmt":"2025-12-27T19:12:59","slug":"particularites-des-processus-educatifs-a-montreal-etudes-ou-maternite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/particularites-des-processus-educatifs-a-montreal-etudes-ou-maternite-7957","title":{"rendered":"Particularit\u00e9s des processus \u00e9ducatifs \u00e0 Montr\u00e9al : \u00e9tudes ou maternit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>Entre l&rsquo;\u00e9poque de la Nouvelle-France et les r\u00e9formes structurelles qui ont transform\u00e9 le syst\u00e8me \u00e9ducatif au Qu\u00e9bec apr\u00e8s 1960, l&rsquo;\u00e9ducation des filles s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e dans un environnement tr\u00e8s particulier. &nbsp;Bien s\u00fbr, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;un projet plus global d&rsquo;\u00e9ducation des filles, mais en r\u00e9alit\u00e9, ces deux r\u00e9alit\u00e9s se recoupent facilement. Pendant trois si\u00e8cles et demi, le discours \u00e9ducatif a clairement exprim\u00e9 les objectifs fix\u00e9s pour l&rsquo;\u00e9ducation et l&rsquo;enseignement des filles.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e au XVIIe si\u00e8cle par F\u00e9nelon, Fleury et Madame de Maintenon. Derri\u00e8re cette rh\u00e9torique, il n&rsquo;y avait m\u00eame pas l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un enseignement des filles identique \u00e0 celui des gar\u00e7ons. De plus, en promouvant l&rsquo;enseignement s\u00e9par\u00e9 dans les \u00e9coles, on limitait en fait la formation intellectuelle des filles. Dans ce contexte, une attention particuli\u00e8re \u00e9tait accord\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9paration des filles \u00e0 leur futur r\u00f4le de m\u00e8res. Pour plus de d\u00e9tails sur l&rsquo;\u00e9ducation des filles, voir <a href=\"https:\/\/montreal1.one\/uk\">montreal1.one.<\/a><\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_74 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-custom ez-toc-container-direction\">\n<label for=\"ez-toc-cssicon-toggle-item-6a6931e4f15bf\" class=\"ez-toc-cssicon-toggle-label\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/label><input type=\"checkbox\"  id=\"ez-toc-cssicon-toggle-item-6a6931e4f15bf\"  aria-label=\"Toggle\" \/><nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/particularites-des-processus-educatifs-a-montreal-etudes-ou-maternite-7957\/#LEglise_et_leducation_pour_les_filles\" >L&rsquo;\u00c9glise et l&rsquo;\u00e9ducation pour les filles<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/particularites-des-processus-educatifs-a-montreal-etudes-ou-maternite-7957\/#Qui_est_le_plus_instruit\" >Qui est le plus instruit ?<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/particularites-des-processus-educatifs-a-montreal-etudes-ou-maternite-7957\/#Construction_decoles_pour_filles\" >Construction d&rsquo;\u00e9coles pour filles<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/particularites-des-processus-educatifs-a-montreal-etudes-ou-maternite-7957\/#Enseignement_primaire_superieur_et_moyen\" >Enseignement primaire, sup\u00e9rieur et moyen<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"LEglise_et_leducation_pour_les_filles\"><\/span>L&rsquo;\u00c9glise et l&rsquo;\u00e9ducation pour les filles<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1600\" height=\"1020\" src=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-16.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7958\" srcset=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-16.jpeg 1600w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-16-300x191.jpeg 300w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-16-768x490.jpeg 768w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-16-1536x979.jpeg 1536w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-16-696x444.jpeg 696w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-16-1068x681.jpeg 1068w\" sizes=\"auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Au XVIIe si\u00e8cle, l&rsquo;opinion selon laquelle l&rsquo;\u00e9ducation des filles relevait d&rsquo;une sp\u00e9cificit\u00e9 culturelle attribu\u00e9e exclusivement aux femmes, aux m\u00e8res et aux m\u00e9nag\u00e8res \u00e9tait tr\u00e8s r\u00e9pandue. Lire, \u00e9crire, compter, c&rsquo;\u00e9tait tout ce qu&rsquo;une fille devait savoir, pensait-on \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. En 1846, seuls 377 enfants fr\u00e9quentaient les neuf \u00e9coles de Montr\u00e9al g\u00e9r\u00e9es par le conseil scolaire.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque, selon les diff\u00e9rences entre les sexes, on comptait 126 gar\u00e7ons et 251 filles. Mais malgr\u00e9 le fait que les filles constituaient la majorit\u00e9, le conseil accordait tout de m\u00eame la priorit\u00e9 aux gar\u00e7ons. Entre 1850 et 1870, les commissaires ont concentr\u00e9 leurs investissements sur les \u00e9coles r\u00e9serv\u00e9es aux gar\u00e7ons. Les filles, quant \u00e0 elles, \u00e9tudiaient principalement dans des communaut\u00e9s religieuses et sous la direction de quelques enseignants ind\u00e9pendants.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, en 1881, la situation commen\u00e7a \u00e0 changer. Par exemple, les religieuses de la Congr\u00e9gation Notre-Dame re\u00e7urent des subventions des commissaires pour former 3 260 jeunes filles, qui furent r\u00e9parties dans sept <a href=\"https:\/\/brooklyn1.one\/uk\/eternal\/persha-bruklinska-shkola-dlya-divchat-v-yakij-yim-dozvolyalos-rozmovlyaty-lyshe-na-perervah-2614\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9coles<\/a> de Montr\u00e9al. Les \u00e9coli\u00e8res apprenaient \u00e0 lire, \u00e9tudiaient un peu l&rsquo;histoire sacr\u00e9e, mais surtout, elles cousaient, tricotaient, brodaient et entretenaient leurs v\u00eatements pendant les cours.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque, l&rsquo;\u00c9glise ne soutenait aucune tentative d&rsquo;\u00e9mancipation des femmes, en particulier en dehors de la famille et de la sph\u00e8re religieuse. C&rsquo;est pourquoi, en mai de la m\u00eame ann\u00e9e, Mgr Charles-\u00c9douard Fabre, archev\u00eaque catholique de Montr\u00e9al, a demand\u00e9 aux commissaires d&rsquo;interdire les c\u00e9r\u00e9monies publiques de fin d&rsquo;ann\u00e9e scolaire dans les \u00e9coles de filles.<\/p>\n\n\n\n<p>On sait qu&rsquo;une conversation a eu lieu entre le chef local de l&rsquo;administration de l&rsquo;\u00e9ducation et l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Montr\u00e9al au sujet des diff\u00e9rentes c\u00e9r\u00e9monies organis\u00e9es dans les \u00e9coles dirig\u00e9es et fr\u00e9quent\u00e9es par des femmes. \u00c0 la suite de cette conversation, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Montr\u00e9al a fermement exig\u00e9 que les c\u00e9r\u00e9monies publiques, dramatiques ou musicales soient interdites. Si des prix devaient \u00eatre remis, il \u00e9tait propos\u00e9 d&rsquo;organiser l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement selon le sc\u00e9nario monastique. Autrement dit, la remise des prix devait se d\u00e9rouler de la m\u00eame mani\u00e8re que dans les monast\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Seuls les dirigeants de l&rsquo;\u00e9cole, le pr\u00eatre de la paroisse et ses vicaires pouvaient \u00eatre invit\u00e9s \u00e0 ces \u00e9v\u00e9nements. Il convient de noter que m\u00eame les parents des \u00e9l\u00e8ves n&rsquo;\u00e9taient pas autoris\u00e9s \u00e0 assister \u00e0 ces c\u00e9r\u00e9monies. Il y avait \u00e9galement des exigences concernant le programme des \u00e9v\u00e9nements. Il devait se composer uniquement de l&rsquo;annonce des prix et de quelques chansons ou morceaux de musique, respectivement \u00e0 l&rsquo;ouverture et \u00e0 la cl\u00f4ture de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, malgr\u00e9 cette rigueur, d\u00e8s 1875, une \u00ab \u00e9cole secondaire pour filles \u00bb a vu le jour \u00e0 Montr\u00e9al, fond\u00e9e par le conseil scolaire protestant. Cela a permis aux jeunes femmes d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur. Bien s\u00fbr, rien de tel n&rsquo;existait pour les \u00e9coli\u00e8res catholiques et francophones, qui ont d\u00fb attendre le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle pour pouvoir fr\u00e9quenter de tels \u00e9tablissements.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Qui_est_le_plus_instruit\"><\/span>Qui est le plus instruit ?<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1600\" height=\"1105\" src=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-17.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7962\" srcset=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-17.jpeg 1600w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-17-300x207.jpeg 300w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-17-768x530.jpeg 768w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-17-1536x1061.jpeg 1536w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-17-696x481.jpeg 696w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-17-1068x738.jpeg 1068w\" sizes=\"auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Cependant, dans l&rsquo;Antiquit\u00e9, on consid\u00e9rait pour une raison quelconque que les femmes \u00e9taient plus instruites que les hommes. Mais si l&rsquo;on se r\u00e9f\u00e8re aux archives scolaires, cela est difficile \u00e0 prouver. En effet, comme c&rsquo;est souvent le cas, les termes utilis\u00e9s sont impr\u00e9cis. Pendant un demi-si\u00e8cle, les femmes \u00e9taient effectivement plus alphab\u00e9tis\u00e9es que les hommes, comme en t\u00e9moignent les premiers recensements canadiens de 1851 \u00e0 1901. Mais en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9ducation, la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tait tout autre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9poque de la Nouvelle-France, les Ursulines tenaient un pensionnat et une \u00e9cole \u00e0 Qu\u00e9bec. Les s\u0153urs de la Congr\u00e9gation, quant \u00e0 elles, disposaient d&rsquo;un petit r\u00e9seau d&rsquo;une dizaine d&rsquo;internats. Dans ces modestes \u00e9tablissements, les filles apprenaient principalement les pri\u00e8res et le cat\u00e9chisme. Mais elles apprenaient \u00e9galement \u00e0 lire, \u00e0 \u00e9crire, \u00e0 compter et \u00e0 effectuer d&rsquo;autres t\u00e2ches mineures propres aux filles. Mais \u00e0 cette \u00e9poque, il n&rsquo;\u00e9tait pas question d&rsquo;\u00e9ducation pour les femmes. Jusqu&rsquo;en 1850, les hommes \u00e9taient plus instruits que les femmes. Mais d\u00e8s le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, l&rsquo;\u00e9ducation des femmes a commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9velopper.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant tout ce temps, le d\u00e9veloppement de l&rsquo;enseignement secondaire \u00e0 Montr\u00e9al a profit\u00e9 exclusivement aux gar\u00e7ons. Ils avaient le choix entre des cours classiques et commerciaux, plusieurs coll\u00e8ges industriels et, pour les plus dou\u00e9s, des facult\u00e9s universitaires. Par cons\u00e9quent, la plupart des filles qui souhaitaient poursuivre leurs \u00e9tudes devaient se contenter d&rsquo;un internat.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Construction_decoles_pour_filles\"><\/span>Construction d&rsquo;\u00e9coles pour filles<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1600\" height=\"1009\" src=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-18.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7966\" srcset=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-18.jpeg 1600w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-18-300x189.jpeg 300w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-18-768x484.jpeg 768w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-18-1536x969.jpeg 1536w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-18-696x439.jpeg 696w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-18-1068x674.jpeg 1068w\" sizes=\"auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Une avanc\u00e9e d\u00e9cisive a eu lieu au d\u00e9but des ann\u00e9es 1900, lorsque le conseil scolaire a d\u00e9cid\u00e9 de construire des \u00e9coles pour les filles. La premi\u00e8re de ces institutions a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;\u00e9cole construite par la Commission scolaire catholique de Montr\u00e9al, l&rsquo;\u00c9cole Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, situ\u00e9e rue Montfort. Elle a ouvert ses portes en septembre 1907.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, \u00e0 partir de 1910, trois autres \u00e9coles pour filles ont \u00e9t\u00e9 construites. Par exemple, l&rsquo;une d&rsquo;entre elles, l&rsquo;Acad\u00e9mie Marchand, a \u00e9t\u00e9 ouverte rue Berry en 1911. C&rsquo;\u00e9tait une \u00e9cole ultramoderne pour l&rsquo;\u00e9poque. Elle \u00e9tait situ\u00e9e dans le quartier latin, le quartier le plus riche de Montr\u00e9al \u00e0 cette \u00e9poque. L&rsquo;\u00e9tablissement a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 en l&rsquo;honneur de l&rsquo;\u00e9crivaine et f\u00e9ministe Malvina Marchand, qui a travaill\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al pendant 37 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, les vieux st\u00e9r\u00e9otypes sur l&rsquo;\u00e9ducation des femmes n&rsquo;ont pas disparu. En 1909, le conseil scolaire a adopt\u00e9 un programme d&rsquo;\u00e9tudes sur l&rsquo;\u00e9conomie domestique. Ce programme \u00e9tait ax\u00e9 sur la couture et la broderie. Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, l&rsquo;enseignement m\u00e9nager repr\u00e9sentait un mod\u00e8le traditionnel pour les filles, dont l&rsquo;objectif principal \u00e9tait de former des \u00e9pouses capables de s&rsquo;occuper correctement de leur foyer et de promouvoir la morale religieuse des membres de la famille.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, d\u00e8s 1943, le conseil scolaire a cr\u00e9\u00e9 le Service d&rsquo;\u00e9conomie domestique. Juliette Miro, une la\u00efque, en a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e directrice. Elle \u00e9tait responsable du programme d&rsquo;\u00e9tudes et de l&rsquo;organisation de tous les cours. En septembre 1944, 9 192 filles dans 70 \u00e9coles \u00e9taient inscrites au nouveau cours d&rsquo;\u00e9conomie domestique, enseign\u00e9 par 49 professeurs religieux et 20 la\u00efcs. En 1946, des la\u00efcs techniciens en \u00e9conomie domestique ont \u00e9t\u00e9 embauch\u00e9s. Le cours d&rsquo;\u00e9conomie domestique est rest\u00e9 partie int\u00e9grante du programme scolaire pour la plupart des filles jusqu&rsquo;aux ann\u00e9es 1960.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Enseignement_primaire_superieur_et_moyen\"><\/span>Enseignement primaire, sup\u00e9rieur et moyen<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1600\" height=\"902\" src=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-19.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7970\" srcset=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-19.jpeg 1600w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-19-300x169.jpeg 300w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-19-768x433.jpeg 768w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-19-1536x866.jpeg 1536w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-19-696x392.jpeg 696w, https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2025\/11\/image-19-1068x602.jpeg 1068w\" sizes=\"auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour commencer, en 1929, le conseil scolaire a cr\u00e9\u00e9 un cycle sup\u00e9rieur dans l&rsquo;enseignement primaire. L&rsquo;enseignement primaire public a \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 cinq ans. Les filles \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 18 ans pouvaient fr\u00e9quenter l&rsquo;\u00e9cole et obtenir un dipl\u00f4me d&rsquo;\u00e9tudes secondaires g\u00e9n\u00e9rales compl\u00e8tes en 11e et 12e ann\u00e9es, selon la fili\u00e8re acad\u00e9mique qu&rsquo;elles avaient choisie. L&rsquo;enseignement primaire sup\u00e9rieur offrait aux filles une \u00e9ducation g\u00e9n\u00e9rale afin de les pr\u00e9parer \u00e0 choisir une carri\u00e8re dans les secteurs scientifique, industriel ou commercial.<\/p>\n\n\n\n<p>Au final, d\u00e8s la fin mai 1946, 1 200 filles de Montr\u00e9al \u00e9taient inscrites \u00e0 l&rsquo;examen de fin d&rsquo;\u00e9tudes primaires sup\u00e9rieures aupr\u00e8s du conseil scolaire. Plus de 98 % des filles ont r\u00e9ussi cet examen. En 1956, la direction de l&rsquo;\u00e9cole a supprim\u00e9 le cycle sup\u00e9rieur de l&rsquo;\u00e9cole primaire. Il a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par un cycle secondaire public. Ce cycle \u00e9tait obligatoire pour les filles et les gar\u00e7ons \u00e2g\u00e9s de 12 \u00e0 16 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Sources :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/ici.radio-canada.ca\/ohdio\/premiere\/emissions\/aujourd-hui-l-histoire\/episodes\/491395\/rattrapage-du-mardi-10-novembre-2020\/transcription\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/ici.radio-canada.ca\/ohdio\/premiere\/emissions\/aujourd-hui-l-histoire\/episodes\/491395\/rattrapage-du-mardi-10-novembre-2020\/transcription<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.cssdm.gouv.qc.ca\/nouvelles\/capsule-historique-education-des-filles-montreal-1846-1946\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.cssdm.gouv.qc.ca\/nouvelles\/capsule-historique-education-des-filles-montreal-1846\u20131946\/<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/ville.montreal.qc.ca\/memoiresdesmontrealais\/high-school-montreal-un-exemple-de-patrimoine-scolaire\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/ville.montreal.qc.ca\/memoiresdesmontrealais\/high-school-montreal-un-exemple-de-patrimoine-scolaire<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre l&rsquo;\u00e9poque de la Nouvelle-France et les r\u00e9formes structurelles qui ont transform\u00e9 le syst\u00e8me \u00e9ducatif au Qu\u00e9bec apr\u00e8s 1960, l&rsquo;\u00e9ducation des filles s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e dans un environnement tr\u00e8s particulier. &nbsp;Bien s\u00fbr, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;un projet plus global d&rsquo;\u00e9ducation des filles, mais en r\u00e9alit\u00e9, ces deux r\u00e9alit\u00e9s se recoupent facilement. 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