{"id":7433,"date":"2024-11-13T12:48:33","date_gmt":"2024-11-13T17:48:33","guid":{"rendered":"https:\/\/montreal1.one\/?p=7433"},"modified":"2025-08-16T07:03:01","modified_gmt":"2025-08-16T11:03:01","slug":"leducation-des-femmes-a-montreal-comment-les-filles-etaient-enseignees-au-19e-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/leducation-des-femmes-a-montreal-comment-les-filles-etaient-enseignees-au-19e-siecle-7433","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9ducation des femmes \u00e0 Montr\u00e9al &#8211; comment les filles \u00e9taient enseign\u00e9es au 19e si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"\n<p>Le 7 juin 1844, quatre religieuses du monast\u00e8re du Bon-Pasteur d&rsquo;Angers arriv\u00e8rent \u00e0 Montr\u00e9al. Cette visite eut lieu \u00e0 la demande de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque local, Monseigneur Bourget. Un petit groupe de religieuses fran\u00e7aises fut d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al pour prendre en charge les femmes et les filles \u00ab repenties \u00bb des environs. Vingt-cinq ans plus tard, en 1869, la communaut\u00e9 du Bon-Pasteur d&rsquo;Angers \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 solidement \u00e9tablie dans la m\u00e9tropole et avait diversifi\u00e9 ses m\u00e9thodes d&rsquo;enseignement. Dans le majestueux monast\u00e8re, construit en 1847, vivaient alors 349 personnes. Outre les 91 religieuses et 25 novices, l&rsquo;\u00e9tablissement abritait 91 p\u00e9nitentes. Pour en savoir plus sur qui \u00e9duquait les jeunes filles \u00e0 Montr\u00e9al au XIXe si\u00e8cle et pourquoi, consultez <a href=\"https:\/\/montreal1.one\/fr\">montreal1.one<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_74 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-custom ez-toc-container-direction\">\n<label for=\"ez-toc-cssicon-toggle-item-6a328e5ea686f\" class=\"ez-toc-cssicon-toggle-label\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/label><input type=\"checkbox\"  id=\"ez-toc-cssicon-toggle-item-6a328e5ea686f\"  aria-label=\"Toggle\" \/><nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/leducation-des-femmes-a-montreal-comment-les-filles-etaient-enseignees-au-19e-siecle-7433\/#Leducation_religieuse_pour_les_filles_%C2%AB_difficiles_%C2%BB\" >L&rsquo;\u00e9ducation religieuse pour les filles \u00ab difficiles \u00bb<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/leducation-des-femmes-a-montreal-comment-les-filles-etaient-enseignees-au-19e-siecle-7433\/#Les_particularites_de_leducation_par_les_religieuses\" >Les particularit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9ducation par les religieuses<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/leducation-des-femmes-a-montreal-comment-les-filles-etaient-enseignees-au-19e-siecle-7433\/#Les_ecoles_des_commissions_scolaires\" >Les \u00e9coles des commissions scolaires<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/montreal1.one\/fr\/eternel\/leducation-des-femmes-a-montreal-comment-les-filles-etaient-enseignees-au-19e-siecle-7433\/#La_lutte_pour_leurs_droits\" >La lutte pour leurs droits<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Leducation_religieuse_pour_les_filles_%C2%AB_difficiles_%C2%BB\"><\/span>L&rsquo;\u00e9ducation religieuse pour les filles \u00ab difficiles \u00bb<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2024\/11\/1_ad_4nxd06nwdqsyxwqxll3vev5ekk05q1k6yaenboypab4tp5f6igm6wlrpyfzvby7cruzf_sevih9wcx6guxwhoyftpcmuxilplbccvxvzmpplw-mx7urrhxeyeaowxj4jt200yogm-keyl4xfh4dpru91bvyhh7-uqr3x.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Ainsi, la communaut\u00e9 accueillait des femmes \u00ab repenties \u00bb qui cherchaient refuge ou celles qui y \u00e9taient envoy\u00e9es par d\u00e9cision de justice. \u00c0 partir de 1847, les religieuses s&rsquo;occupaient \u00e9galement d&rsquo;enfants de moins de 12 ans qui n&rsquo;avaient commis aucun d\u00e9lit, mais qui \u00e9taient abandonn\u00e9s, orphelins ou victimes de maltraitance. \u00c0 ce groupe s&rsquo;ajoutaient les d\u00e9linquantes juv\u00e9niles qui, devant \u00eatre incarc\u00e9r\u00e9es, \u00e9taient envoy\u00e9es au Bon-Pasteur pour leur \u00e9viter le contact \u00ab corrupteur \u00bb avec des criminelles adultes.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne l&rsquo;\u00e9ducation propos\u00e9e par les religieuses \u00e0 Montr\u00e9al, le programme scolaire visait \u00e0 pr\u00e9parer les jeunes filles \u00e0 une vie honn\u00eate et chr\u00e9tienne. La priorit\u00e9 \u00e9tait donc accord\u00e9e aux mati\u00e8res favorisant leur formation morale. L&rsquo;instruction religieuse occupait par cons\u00e9quent une place centrale. L&rsquo;apprentissage de la tenue d&rsquo;un foyer et les bases de la lecture, de l&rsquo;\u00e9criture et de l&rsquo;arithm\u00e9tique compl\u00e9taient un programme con\u00e7u pour que ces jeunes filles puissent un jour gagner leur vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant les cours, les \u00e9l\u00e8ves \u00e9taient regroup\u00e9es en sections selon leur \u00e2ge et leurs aptitudes. Dans la section des enfants, \u00e9quivalente \u00e0 un jardin d&rsquo;enfants, les s\u0153urs s&rsquo;occupaient des plus jeunes, \u00e2g\u00e9es de six ans et plus. Dans les classes pr\u00e9paratoires sup\u00e9rieures, les filles avaient quatre heures de le\u00e7ons entrecoup\u00e9es de pauses. Les \u00e9l\u00e8ves plus jeunes et plus \u00e2g\u00e9es partageaient leur journ\u00e9e entre les cours, les travaux manuels et les r\u00e9cr\u00e9ations.<\/p>\n\n\n\n<p>Th\u00e9oriquement, dans l&rsquo;\u00e9cole de r\u00e9forme, les filles \u00e9taient s\u00e9par\u00e9es les unes des autres dans des locaux individuels. Les plus jeunes \u00e9taient isol\u00e9es des plus \u00e2g\u00e9es. \u00c0 l&rsquo;\u00e9cole des arts et m\u00e9tiers, l&#8217;emploi du temps \u00e9tait plus ou moins identique \u00e0 celui de l&rsquo;\u00e9cole industrielle, mais moins d&rsquo;heures \u00e9taient consacr\u00e9es aux \u00e9tudes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les matin\u00e9es \u00e9taient partag\u00e9es entre les travaux manuels et une demi-heure de cat\u00e9chisme. Apr\u00e8s le d\u00e9jeuner et une heure de pause, les filles travaillaient pendant deux heures et demie, suivies de deux heures d&rsquo;enseignement primaire entre 16h et 18h. Le dimanche et les jours f\u00e9ri\u00e9s, elles pouvaient emprunter des livres \u00e0 la biblioth\u00e8que et assister \u00e0 des cours de savoir-vivre.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_particularites_de_leducation_par_les_religieuses\"><\/span>Les particularit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9ducation par les religieuses<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2024\/11\/1_ad_4nxcdopvkf42ehuzynuc-gv3cxpapboi2serwjj0ybmbhisltw9bt2ngotpxbigzwlrk836cx_zoz_ueriqv40kgf6vbiclllygyvsp39vd95v-cdijqzeiqoceg5-bypoctrbpvlwgkeyl4xfh4dpru91bvyhh7-uqr3x.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les religieuses ont connu un succ\u00e8s consid\u00e9rable dans leur mission \u00e9ducative. Consid\u00e9r\u00e9es comme des expertes dans ce domaine, elles b\u00e9n\u00e9ficiaient du soutien mat\u00e9riel et moral de personnalit\u00e9s importantes de la soci\u00e9t\u00e9 montr\u00e9alaise, de fonctionnaires influents et, malgr\u00e9 quelques conflits, de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Montr\u00e9al. La vie en vase clos qu&rsquo;elles menaient et imposaient \u00e0 leurs prot\u00e9g\u00e9es leur permettait d&rsquo;assumer plus facilement l&rsquo;enti\u00e8re responsabilit\u00e9 de ces populations.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce retrait du monde leur permettait aussi d&rsquo;\u00e9chapper dans une certaine mesure au contr\u00f4le des administrateurs, des inspecteurs et de leurs sup\u00e9rieurs hi\u00e9rarchiques qui, il est vrai, ne se souciaient gu\u00e8re du sort de ces jeunes filles. Cependant, la surpopulation fr\u00e9quente, le manque de ressources financi\u00e8res, l&rsquo;aide limit\u00e9e du gouvernement provincial et de la municipalit\u00e9 de Montr\u00e9al, ainsi que le probl\u00e8me constant du manque d&rsquo;espace, entravaient la mise en \u0153uvre de leur programme initial et les emp\u00eachaient d&rsquo;agir comme elles l&rsquo;auraient souhait\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9sireuses d&rsquo;int\u00e9grer les jeunes filles dans le monde ext\u00e9rieur en leur apprenant un m\u00e9tier et en leur inculquant certaines connaissances, les religieuses pr\u00e9sentaient pourtant comme seul mod\u00e8le valable pour ces jeunes filles et femmes l&rsquo;image de la religieuse p\u00e9nitente, de la Madeleine qui quitte le monde pour sauver son \u00e2me.<\/p>\n\n\n\n<p>En d&rsquo;autres termes, les jeunes filles \u00e9taient d&rsquo;abord enferm\u00e9es contre leur gr\u00e9. Apr\u00e8s une p\u00e9riode de r\u00e9volte de dur\u00e9e variable, un profond changement int\u00e9rieur menait \u00e0 leur conversion. Elles se repentaient de leur pass\u00e9 et, souvent, mouraient peu apr\u00e8s, apais\u00e9es et assur\u00e9es d&rsquo;\u00eatre \u00ab sauv\u00e9es \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette priorit\u00e9 accord\u00e9e au salut et \u00e0 la conversion r\u00e9duisait les chances de r\u00e9int\u00e9gration sociale, puisque le seul mod\u00e8le implicitement acceptable \u00e9tait celui du retrait du monde. Ainsi, apr\u00e8s avoir pass\u00e9 une grande partie de leur vie entre les murs du pensionnat, beaucoup de ces jeunes filles s&rsquo;y \u00e9taient adapt\u00e9es et se sentaient inaptes \u00e0 une vie autonome.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_ecoles_des_commissions_scolaires\"><\/span>Les \u00e9coles des commissions scolaires<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2024\/11\/1_ad_4nxdzciyp3wchlx-pd6zj6rj7l3ruw7dd7qvmkybrk01qv1zko74ojqvufppyjr0awqqslqcc3qlu9cx36qrnwv_ljfzuswkwygfzeosye67qd8pgnbg2-betye50ixhq7axazumccakeyl4xfh4dpru91bvyhh7-uqr3x.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Mais les religieuses n&rsquo;\u00e9taient pas les seules \u00e0 instruire les jeunes filles de l&rsquo;\u00e9poque. En 1846, 377 enfants \u00e9taient scolaris\u00e9s dans les neuf \u00e9coles de la commission scolaire. Parmi eux, on comptait 126 gar\u00e7ons et 251 filles. Bien que les filles soient deux fois plus nombreuses, la commission accordait n\u00e9anmoins plus d&rsquo;attention aux gar\u00e7ons. De fait, entre 1850 et 1870, les autorit\u00e9s ont principalement investi dans les \u00e9coles pour gar\u00e7ons. Il n&rsquo;est donc pas surprenant que les filles aient tr\u00e8s souvent \u00e9t\u00e9 instruites par des communaut\u00e9s religieuses et des enseignants priv\u00e9s ind\u00e9pendants.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait cependant des exceptions. En 1881, les religieuses de la Congr\u00e9gation de Notre-Dame ont re\u00e7u une subvention des autorit\u00e9s pour enseigner \u00e0 3 260 jeunes filles dans sept \u00e9coles de Montr\u00e9al. Les \u00e9l\u00e8ves y apprenaient un peu de lecture, un peu d&rsquo;histoire et, surtout, la couture, le tricot, la broderie et l&rsquo;entretien des v\u00eatements.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque, l&rsquo;\u00c9glise voyait d&rsquo;un mauvais \u0153il les tentatives d&rsquo;\u00e9mancipation des femmes, surtout en dehors des sph\u00e8res familiale et religieuse. En mai 1881, Monseigneur Charles-\u00c9douard Fabre, l&rsquo;archev\u00eaque catholique de Montr\u00e9al, a demand\u00e9 aux autorit\u00e9s d&rsquo;interdire les remises de prix publiques dans les <a href=\"https:\/\/brooklyn1.one\/uk\/eternal\/shkola-liderstva-molodyh-zhinok-zaklad-shho-zaohochuye-do-dosyagnennya-najkrashhyh-rezultativ-2704\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9coles de filles<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9ponse, le surintendant local a communiqu\u00e9 sa d\u00e9cision concernant ces \u00e9coles, stipulant que les exercices publics, qu&rsquo;ils soient dramatiques ou musicaux, devaient y \u00eatre interdits. La distribution des prix devait se faire de la m\u00eame mani\u00e8re que dans les couvents. Seuls les responsables de l&rsquo;\u00e9cole, le cur\u00e9 de la paroisse et ses vicaires \u00e9taient autoris\u00e9s \u00e0 assister \u00e0 ces c\u00e9r\u00e9monies. Les parents d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves n&rsquo;\u00e9taient pas invit\u00e9s, et le programme devait se limiter \u00e0 l&rsquo;annonce des prix et \u00e0 quelques chants ou morceaux de musique pour l&rsquo;ouverture et la cl\u00f4ture.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La_lutte_pour_leurs_droits\"><\/span>La lutte pour leurs droits<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cdn.montreal1.one\/wp-content\/uploads\/sites\/37\/2024\/11\/1_ad_4nxet49scvpfnqzzh85ynf2w4oxjyji0lybwe7pfhhde7vnwpqutpa0szih9p9f7zfwi-lwt9_kjxmgq5ixt1cp_8522pdvisbkcl4dzp_ueavd1jfdn4ixwh-ftxrp86adnzb9isqgkeyl4xfh4dpru91bvyhh7-uqr3x.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Il y eut cependant des exceptions \u00e0 ces r\u00e8gles strictes. En 1875, la commission scolaire protestante a ouvert une \u00e9cole secondaire pour filles \u00e0 Montr\u00e9al, leur donnant ainsi acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur. Mais rien de tel n&rsquo;existait pour les \u00e9coli\u00e8res catholiques ou francophones. Il leur a fallu attendre le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle pour pouvoir fr\u00e9quenter des \u00e9tablissements de ce type.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur, les possibilit\u00e9s d&#8217;emploi pour les femmes \u00e9taient s\u00e9v\u00e8rement limit\u00e9es. Les quelques jeunes filles instruites ne pouvaient acc\u00e9der \u00e0 des emplois de haut niveau, et leur choix se limitait souvent \u00e0 des postes de secr\u00e9taires ou d&rsquo;assistantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne pouvant poursuivre leurs \u00e9tudes, de nombreuses jeunes femmes commen\u00e7aient \u00e0 travailler comme ouvri\u00e8res, bien que cela soit souvent mal per\u00e7u par la soci\u00e9t\u00e9 et que les conditions de travail soient difficiles. Le salaire que les femmes recevaient \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 celui des hommes pour un travail \u00e9quivalent. De plus, c&rsquo;\u00e9tait le mari qui avait le droit de g\u00e9rer le salaire de son \u00e9pouse. En outre, m\u00eame si le couple travaillait, les femmes devaient en plus entretenir la maison et \u00e9duquer les enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>Progressivement, certaines femmes \u00e0 Montr\u00e9al se sont regroup\u00e9es en diverses associations pour revendiquer leurs droits, parmi lesquels figurait le droit \u00e0 l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 7 juin 1844, quatre religieuses du monast\u00e8re du Bon-Pasteur d&rsquo;Angers arriv\u00e8rent \u00e0 Montr\u00e9al. Cette visite eut lieu \u00e0 la demande de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque local, Monseigneur Bourget. Un petit groupe de religieuses fran\u00e7aises fut d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al pour prendre en charge les femmes et les filles \u00ab repenties \u00bb des environs. 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